|
etzt ärgere ich mich grad, dass das so weit weg ist.
Tut mir leid Grit,Es ist auch vermutlich weit... PARIS
Kurz:es geht um einer Veranstalltung Kabarett, Essen... Musik aus Algerien +++ Super Spektakel!
La sixième édition des Folles nuits berbères au Cabaret sauvage (jusqu'au 27 décembre). Au bout du parc de La Villette, le chapiteau, ses ors et tentures rouges, son bois blond, le Cabaret sauvage, déjà le nom, pur lieu de fête. Partout au monde, chez Zingaro à Aubervilliers, au Zèbre de Belleville, à Flamenco en France (rue des Vignoles, Paris 20e), à la Carboneria de Séville, au Village Vanguard (New York), ne pister que les lieux rares, les antres, les cabanes, les foutoirs. Derrière, en général, il y a un homme, une femme, quelqu'un qui veille, qui aime danser et qui a lu. Au Cabaret sauvage, le cabaretier sauvage se nomme Méziane Azaïche. Phénomène, corps généreux, agile, rire de baleine, entreprenant, amoureux du spectacle et de la musique, Méziane sait recevoir. Les Folle nuits du Cabaret sauvage se déroulent en deux temps. D'abord le dîner, autour de tables rondes. Essentiel, les tables rondes : voir comme le lien social se pétrifie dans ces établissements à tables rectangulaires ou carrées, avec sièges fixes et folle ambiance en cas de convives en nombre impair. Voir aussi la bonne grâce des restaurateurs hexagonaux, ils rechignent à vous accorder une table plus grande et ne font leur salle qu'en prévision d'une hypothétique rentabilité. Ajoutez les prix des vins avec culbute de 1 à 4, et vous aurez tout compris. Au Cabaret, les tables rondes distribuent la gaieté. Entrent ensuite, après le dîner, ceux qui viennent pour le spectacle. En fond de salle, mais suffisamment séparé pour ne pas gêner, un bar. Et partout une bonne humeur qu'on aurait quelque raison de tenir pour thérapeutique. Jongleur spécialiste du travail à trois balles, Vincent Berhault, docteur en anthropologie, ancien du cirque Romanès, conduit le bal. Le plus souvent, il joue avec un musicien, contrebassiste ou virtuose de l'oud. Sa compagnie se nomme les Singuliers. Ici, homme caoutchouc, il assure les enchaînements. Longtemps la direction musicale de la revue fut confiée à Karim Ziad. Malik Belili désormais mène l'orchestre. Il vient de Betrouna (Algérie), la région de Kabylie que l'on tient pour le berceau de la langue et du peuple berbères. Avec un orchestre de violons, guitares et percussions, la chanteuse Samira Brahmia, et une forte rythmique, Malik Belili réinvente la musique populaire, la musique à qui on ne demande pas d'être inoubliable. Au milieu des interprètes venus de Kabylie ou des hauteurs d'Alger la Blanche, bien noter la présence d'un bassiste d'exception : Xavier Padilla, Vénézuélien installé en Europe. Il prend un chorus et une esquisse (lors de la présentation finale). La subtilité gît dans les détails. Danseuses, spécialiste de corde lisse et de tissu aérien (Solange Lima, Brésilienne), chanteuses, tourbillon. Moment le plus exquis et le plus familier de la nuit ? L'entracte. En piste, ceux qui le désirent, prennent leur leçon de danse orientale sous la houlette d'Assia Guemra. Enfants, jeunes filles en fleur, corps mûrs, Kabyles et Algériens de Paris, ou pas. Rares combinaisons de la sensualité et du plaisir, entre amis comme en famille. Dans le même esprit, Zingaro, au Fort d'Aubervilliers, reprend pour la der des ders sa fantastique cavalcade intitulée Battuta. ________________________________________Lemonde
| |